Jun ZHANG – Opéra chinois – L’art du kunqu

Jun Zhang

Zhang Jun, artiste en résidence du Festival de la vallée du théâtre contemporain de Jing’an. Fondée en 2009, cette première plateforme de théâtre pour la Chine, est à l’origine d’un modèle d’intégration innovant. Zhang Jun a été nommé Artiste de l’UNESCO pour la paix en 2011. Ce titre récom- pense son engagement pour l’opéra kunqu, classé parmi les chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité / UNESCO – 2001.
Il est considéré comme le « prince du kunqu », art qu’il a étudié dès l’âge de 12 ans et travaillé pendant 7 ans au sein de la troupe de l’Opéra kunqu de Shanghai. On a pu l’applaudir dans de nombreux opéras particulièrement premier rôle dans
« Marco Polo » de Tan Dun, nominé pour un Grammy Award en 2010. Sa carrière lui a valu de nombreux honneurs, dont le prix Meihua, plus haute récompense de Chine dans les arts de la scène. Il a aussi collaboré avec de nombreux artistes internationaux de différents horizons.
En 2009, il a fondé le Shanghai Zhang Jun Kunqu Art Center, organisme à but non lucratif qui promeut l’opéra kunqu à tra- vers la production, la recherche, l’éducation et les échanges culturels internationaux.

 

Les 20 et 21 juillet à 17h – “Moi, Hamlet”

Le spectacle représente le processus de destruction des sentiments, à l’oeuvre chez Hamlet. Hamlet, en tombant amoureux d’Ophélie, perçoit la beauté de l’amour, mais le fantôme de son père défunt l’entraîne, peu à peu, vers le meurtre et la vérité. Le plus simple est-il d’affronter cette dernière ou de la fuir ? Sur scène, le comédien donne à la ction l’apparence du vrai, il démêle conjectures et complots. Si Hamlet a déjà pris sa décision, pourquoi hésite-t-il encore et encore ?
Ophélie ne parvient pas à faire face à la véri- té, et l’amour ne détourne pas ses pas de leur chemin vers la mort. Le décès d’une jeune lle, l’impossibilité d’aimer pour Hamlet, le sang brûlant, la tombe froide, la vie, la mort, au fond, quoi de plus logique ?

 

Directeur du centre artistique de kunqu de Shanghai, auquel il a donné son nom, comé- dien chinois reconnu, artiste pour la paix de l’Unesco, c’est à travers l’opéra chinois que Zhang Jun revisite ce classique occidental.
Avec seulement une table et deux chaises, seul en scène, il joue Hamlet, Ophélie, le spectre du roi et le fossoyeur, avec les quatre rôles traditionnels de l’opéra chinois (les per- sonnage masculin, féminin, comique et au « visage peint »).Son jeu ouvre ainsi, à travers les âges, un dia- logue entre Shakespeare et les plus grands poètes Ming, et offre un regard chinois sur ce grand classique britannique.