ODE MARITIME

DE FERNANDO PESSOA / ALVARO DE CAMPOS

Mise en voix

Traduction du portugais par Dominique Touati, revue par Parcidio Gonçalves et Claude Régy  création

Du 13 au 15 juillet à 11h du 17 au 19 juillet à 14h,
Tarif : 14 € Tarif abonné : 10 € – durée : 1h À partir de 14 ans

Réservations : 06 63 68 33 60

Conception et interprétation Stanislas Roquette Collaboration artistique Miquel Oliu Barton Production Artépo, avec le concours des Nouvelles Hybrides, du Parvis d’Avignon, des Plateaux Sauvages, de la Maison des Métallos, du Théâtre de l’Opprimé et du Temple des Billettes

Remerciements à Régine Bidault, Nil Bosca, Anne-Sophie Dupoux, Marie-Françoise George, Denis Guénoun, Alexis Leprince, Pauline Masson, Alice Perot-Hodjis et Stanislas Siwiorek

© Emile Zeizig

Seul, sur le quai désert, un matin d’été, un homme regarde l’océan et se laisse aller à ses pensées. Rêves de terres lointaines, désirs d’une vie de marin, chimères de navigations, visions hallucinées des abordages de pirates, soif de meurtres, échos lointains de l’enfance… Les navires que l’homme voit au loin deviennent objets de fantasmes, cependant que son œil se détourne de ce qui est là, tout proche.
« Ne jamais épuiser mes désirs d’identité », proclame-t-il. Tout vivre, être partout, se laisser traverser par tous les destins, ne renoncer à rien. C’est cette profession de foi, dont l’homme ne sortira pas indemne, qui fascine Stanislas Roquette et le pousse à vouloir dire ce texte.
La mer, parce qu’elle est le lieu des échanges et des traversées, nous renvoie à l’impossibilité salutaire de fixer notre identité, par essence multiple et dynamique.
La langue poétique de Pessoa, tourbillon d’images et profusion de sensations, est une ode à l’imagination qui ouvre notre regard sur le monde.

STANISLAS ROQUETTE Compagnie Artépo
Né en 1984, titulaire d’une maîtrise de Sciences Politiques, Stanislas Roquette est comédien, metteur en scène, et enseignant à Sciences-Po Paris et Paris-Dauphine pour des ateliers de pratique théâtrale et de prise de parole en public. En 2013 à Avignon, il met en scène La machine de l’homme (Jean Vilar et Dom Juan), spectacle repris en tournée depuis. En 2017, il met en scène en Russie et en russe Les Règles du savoirvivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce. Comédien nominé pour la révélation théâtrale au Prix du Syndicat de la Critique 2012, il a récemment joué sous la direction de Jacques Lassalle, Denis Guénoun, Christian Schiaretti, Gabriel Garran, Pauline Masson et Gérald Garutti.