La Marseillaise – «L’exclusion est-elle inéluctable? » 

Centre de réflexion en cours de construction, le Parvis d’Avignon invite à une rencontre autour du thème sensible de l’exclusion.

De nombreuses questions ont été abordées en présence de Yannick Blanc, Haut Commissaire à l’Engagement civique et ancien préfet du Vaucluse.

Comment maintenant appréhender ce phénomène de l’exclusion devenu pléthorique ? Quels en sont les mécanismes et surtout sont-ils inéluctables? Quels facteurs favorisent et comment contribuer à réduire les risques ? Voici quelques interrogatoires qui seront demain au cœur d’une journée de réflexion organisée par le Parvis d’Avignon.

Cette association dirigée par Pierre-Albéric Audemard d’Alançon s’est déjà fait remarquer en septembre dernier par une rencontre réussie autour d’un thème sensible, celui de la laïcité, au contact de la culture de l’entreprise. Pourtant le Parvis d’Avignon n’en est qu’à ses balbutiements : « C’est un projet qui est en cours de construction » nous révèle M. Audemard d’Alançon. Avec un objectif bien défini : « Nous voulons créer dans l’ancienne chapelle des Italiens un centre de réflexion qui puisse croiser les univers, depuis l’entreprise jusqu’à l’art, le tout à la notion essentielle du vivre ensemble en s’appuyant sur le décloisonnement des esprits. Nous sommes dans la recherche de sens et dans une démarche qui s’ouvre à tout le monde. Notre projet est laïc même si le fondateur du Parvis d’Avignon est un moine philosophe. »

Philosophie et réalité 

La table ronde proposée samedi réunira plusieurs personnalités qui ont des choses à dire sur l’exclusion. Autour du fondateur du Parvis d’Avignon, Samuel Rouvillois, les participants entendront Yannick Blanc, ancien préfet du Vaucluse et maintenant Haut-commissaire à l’engagement civique, mais aussi Marie Leduc, présidente du Groupe d’Entraide Mutuel – Mine de Rien, Lila Somé, chargée de mission à Habitat Alternatif Social (HAS 84) et Michel du Crest, président du Secours Catholique Vaucluse.

«Nous aurons un regard disons philosophique du phénomène et un regard vraiment opérationnel avec les personnes qui sont en contact avec le terrain. Le but, c’est de mettre les gens ensemble pour réfléchir, poser les bonnes questions et essayer de dégager des réponses. Il n’y a pas de formule magique pour éradiquer l’exclusion mais il y a des possibilités de l’appréhender sous différents angles et ainsi ouvrir à des actions. »

Et pour compléter la réflexion, la journée propose également la projection d’un film et une pièce de théâtre en fin de journée. Cette rencontre est ouverte à tous et gratuite (sauf le repas de midi).

TDT
Article la Marseillaise


 

Vaucluse Matin – Théâtre, film, table ronde … au Parvis 

Pour clôturer cette journée, «Marche», une pièce sur l’exclusion proposée à 17h au Parvis.

La Parvis d’Avignon est une structure quelque peu informelle créée en 2015 par le frère Samuel Rouvillois, philosophe, chef d’entreprise et membre de la communauté des frères de St Jean installée à st-Ruf. Lieu d’échange et de partage sur les grands enjeux du monde moderne, économique, social, artistique … Ce samedi on réfléchira sur ” L’exclusion, un mécanisme inéluctable ? ”

Une table ronde avec l’ancien préfet du Vaucluse 

Une table ronde thématique réunira des personnalités autour de Yannick Blanc – ancien préfet du Vaucluse, aujourd’hui Haut commissaire à l’engagement civique – et Samuel Rouvillois (14h30).

Les voix artistiques seront présentes en ouverture et en clôture. En ouverture sera présenté le film – ou plutôt ” poème urbain cinématographique ” – de Florine Clap, ” Sous le Pont d’Avignon ” (11h30) et en clôture, la pièce de Petr / Barbuscia / Lièvre (lire notre édition du mercredi 2 novembre) ” Marche ” (17h).

Expo et déjeuner-tartines 

Une autre voix, picturale, sera celle de Boris Daniloff, qui s’était engagé contre la pauvreté et l’exclusion, avec quatre toiles venues de l’expo « Gens d’Avignon et d’ailleurs ». A 13h, on pourra partager un déjeuner-tartines (participation). Inscription sur : www.parvis-avignon.fr et https://www.facebook.com/parvisavignon/

G.ad.

Vaucluse matin

 


 

France Bleu Vaucluse – L’exclusion en débat à Avignon 

 

Au Parvis d’Avignon, une journée pour comprendre et combattre les différentes formes d’exclusion a eu lieu en ce premier week-end de novembre.

En parler, c’est déjà commencer à trouver des solutions. Voilà pourquoi la problématique de l’exclusion était au centre des débats samedi 5 novembre au Parvis d’Avignon. L’occasion d’entendre les témoignages de ceux qui vivent cet ostracisme social au jour le jour.

Et c’est à travers le film documentaire « Sous le pont d’Avignon » que la voix des sans-abris a brisé le silence de l’ancienne Chapelle des Italiens. Sa réalisatrice, Florine Clap, espère par là « donner la parole à ceux qui d’habitude sont exclus du champ social ». L’objectif du documentaire est également « de questionner les spectateurs par rapport à leur propre perception » de l’exclusion.

Une journée de réflexion où ceux qui luttent quotidiennement contre l’exclusion peuvent se rencontrer, dialoguer. Et parmi ces acteurs du monde associatif, on croise notamment Marie Leduc, la Présidente du Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM), une association qui lutte contre l’isolement de personnes souffrantes de troubles psychiatriques, comme Marie.

Tardivement la maladie est entrée dans sa vie, apportant avec elle la solitude et l’exclusion. Et ce n’est que grâce au GEM qu’elle a de nouveau pu se sentir « comme dans une famille ». L’association a été pour elle « un tremplin pour se remodeler à une vie à peu près sociale ».

Lire la suite et écouter les réactions de Florine Clap, Marie Leduc et Belkacem: https://www.francebleu.fr/infos/societe/l-exclusion-en-debat-avignon-1478372132

 


 

Vaucluse Matin Avignon – L’exclusion, un mécanisme inéluctable?

« Comment un pays riche comme la France, qui a des lois et inventé des dispositifs, peut générer tant d’exclusion ? », interrogent Yannick Blanc et Samuel Rouvillois.

L’exclusion, un mécanisme inéluctable ? Le titre volontairement accrocheur de la rencontre proposée par l’association Parvis d’Avignon a attiré un grand public à la chapelle des Italiens, samedi, rue Paul Saïn. Deux cents personnes, souvent engagées dans la solidarité.

Bien dans la vocation de Parvis, le philosophe Samuel Rouvillois propose de croiser les regards d’univers qui ne se rencontrent pas toujours. Qu’ils soient économiques, associatifs, culturels ».

Avec les associations GEM Mine de Rien, le Secours catholique et Habitat alternatif social 84 

Yannick Blanc, ancien préfet du Vaucluse, Haut-commissaire à l’engagement civique, était l’invité de la table ronde avec les représentants des associations partenaires de la journée, Gem Mine de rien, le Secours Catholique Vaucluse et Habitat alternatif social 84.

A la question de Samuel Rouvillois ” comment un pays riche comme la France peut-il avoir laissé cette maladie sociale inéluctable? “, L’ancien préfet du Vaucluse développe sa pensée en précisant qu’il ne faut pas confondre « exclusion et pauvreté ». Il se réfère à l’expérience dans les pays où les populations pauvres ne souffrent pas forcément d’exclusion.

Faire vivre les valeurs de la République au quotidien 

Pour Yannick Blanc, « l’organisation du système économique vers le tout financier accroît les inégalités et génère l’exclusion économique et sociale. L’accroissement des inégalités est un frein au développement. »

Deuxième facteur, « l’école républicaine et la famille ne jouent plus leur rôle régulateur et structurant. Cet affaiblissement des dispositifs d’inclusion qui sont l’emploi ou l’école est une des raisons de l’exclusion. Élément aussi de cette exclusion, la vision d’un monde « qui n’est pas fait pour moi. »

Face aux limites de l’Etat providence, Yannick Blanc revient sur les valeurs de la République, « qu’il ne suffit pas d’évoquer mais de faire vivre au quotidien » en insistant sur l’engagement des millions de bénévoles associatifs, mais ” comment transformer cette énergie en force de transformation ? ” S’il n’apporte pas de réponse précise, il réitère avec force sa conviction que « c’est l’engagement de chacun qui permet le lien social ». Et d’apporter une des réponses à l’exclusion.

Alain Arrivets